RT 2020

GUIDE DE LA RT 2020

RT 2020 : L’IMMOBILIER NEUF QUI PRODUIT PLUS D’ÉNERGIE QU’IL N’EN CONSOMME


Directive européenne et Grenelle de l’Environnement Directive européenne et Grenelle de l’Environnement ambitionnent de produire des logements neufs positifs à partir de 2020.

La prochaine réglementation thermique majeure, la RT 2020, a pour objectif d’institutionnaliser le bâtiment à énergie positive, le BEPOS, c’est-à-dire un bâtiment qui produit plus d’énergies qu’il n’en consomme. Tour d’horizon des changements concrets dans l’immobilier neuf pour le grand public.

LA RT 2020 HISTORIQUEMENT


C’est en mai 2010 qu’une directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments a prévu de généraliser les bâtiments à énergie positive en 2020 et même dès 2018 pour les bâtiments publics.

 

Une initiative reprise en France par le Grenelle de l’Environnement. A compter de 2020, les demandes de permis de construire déposées sur le territoire français devront donc répondre à une nouvelle réglementation thermique, la RT 2020. Actuellement, c’est la RT 2012 qui est en vigueur.

Concrètement, les bâtiments neufs (immeubles neufs, immeubles de bureaux ou maisons neuves) devront produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Pour cela, dès leur conception, ils devront fonctionner avec une très faible consommation d’énergie. Cette faible consommation d’énergie étant alors couverte par des énergies renouvelables.

Précisément, il pourrait s’agir d’un bâtiment passif auquel sont ajoutées des sources d’énergies renouvelables pour compenser ses faibles besoins en énergie. Comme depuis la RT 2012, il s’agit de généraliser la notion bioclimatique, à laquelle s’ajoutera un critère de « droit au soleil », tout comme la préservation de la santé des occupants.

A QUOI VA RESSEMBLER LA RÉGLEMENTATION THERMIQUE 2020 ?


Loin encore de voir publiés les décrets d’application, THPE, c’est le label officiel issu du ministère du Logement qui oriente les bâtiments vers l’énergie positive.

Mais cette future réglementation thermique 2020 en France devrait aussi appliquer plusieurs principes complémentaires.

Outre de produire plus d’énergie qu’il n’en consomme, l’immobilier neuf « zéro énergie » devra également prêter attention aux énergies grises dépensées pour la construction. La sobriété du bâtiment passera également par celles des matériaux utilisés.

Idem pour les déplacements. Pas question de construire un bâtiment positif au milieu de nulle part et où les occupants devront utiliser leur voiture pour rentrer chez eux. Pour être exemplaire énergétiquement parlant, il faudra donc penser à la présence de transports en commun à proximité, c’est-à-dire à moins de 500 mètres soit environ 8 minutes à pied et développer les modes de déplacements doux.

EN VUE DE LA RT 2020 AVEC LES LABELS THPE ET EFFINERGIE+


Avant d’atteindre les exigences de la RT 2020, deux labels préfigurent cette ambition de produire plus d’énergie que celle consommée dans le bâtiment.

Ainsi, début 2012, l’association Effinergie lançait le label Effinergie+, un label abaissant de 20 % le seuil des consommations de la RT 2012, soit de 50 à 40 kwh/m²/an pour les énergies primaires comme le chauffage, la ventilation, l’eau chaude sanitaire.

Le label BEPOS-Effinergie 2013 est le premier label écologique français répondant aux critères de la RT 2020. L’éclairage et le rafraichissement. Un label qui prévoit également d’impliquer les occupants dans la limitation des besoins en énergie et qui impose le développement d’une production locale d’énergies renouvelables.

Fin 2012, le ministère du Logement emboîtait le pas à ce label en créant les références HPE et THPE, Haute et Très Haute Performance Energétique avec pour objectif de réduire respectivement de 10 et 20 % les besoins énergétiques primaires des bâtiments. Le ministère qui a fait savoir qu’une convergence allait s’engager entre THPE et Effinergie+.

Pour l’heure, aucune subvention ou aide fiscale ne soutient le développement de ces labels ; pourtant, plusieurs centaines de logements neufs sont dans l’attente d’une certification Effinergie+. En effet, au terme du premier trimestre 2013, 67 programmes immobiliers d’appartements neufs et 13 opérations de maisons neuves avaient fait une demande de certification, soit plus de 3 500 logements neufs en France.

RT 2020=le label BEPOS-Effinergie 2013

Le label BEPOS-Effinergie 2013 est véritablement le premier label écologique à proposer des critères communs pour certifier des bâtiments positifs. Lancé en février 2013, ce label pose les jalons de la performance énergétique du bâtiment à énergie positive, sorte de définition commune pour tous les acteurs. En plus de respecter les critères du label Effinergie+, les notions d’énergie grise et d’éco-mobilité seront donc également prises en compte pour l’obtention de ce label BEPOS.

En attendant, la RT 2012

Avant la mise en place de la RT2020, la RT2012 est actuellement la réglementation thermique applicable pour tout projet de construction. Vous pouvez vous rendre sur ce site pour réaliser une étude thermique RT 2012.

Les RT 2010, 2015 puis 2020 ont été envisagées avant le Grenelle Environnement, rencontres politiques organisées en France en 2007 qui visaient à prendre des décisions en matière de développement durable.

Chaque réglementation devait voir une amélioration de 15 % des performances énergétiques par rapport à la précédente. Le Grenelle a ensuite prévu une baisse des consommations avec pour objectif 3 % par an d’ici 2020, effort possible que si l’on opère des rénovations thermiques sur les bâtiments anciens.

Le grand projet de la RT 2020 : Le bâtiment à énergie positive

La RT2020 va mettre en œuvre le concept de bâtiment à énergie positive, appelé aussi « BEPOS » au sein du Plan Bâtiment Durable, Ces réglementations seront des réglementations d’objectifs, laissant une liberté totale de conception, limitant simplement la consommation d’énergie. . Les bâtiments à énergie positive sont des bâtiments qui produisent plus d’énergie (chaleur, électricité) qu’ils n’en consomment.. Ce sont en général des bâtiments passifs très performants et fortement équipés en moyens de production énergétique par rapport à leurs besoins en énergie.

PRÉPARER LA RT 2020

La réalisation d’habitat à énergie positive reprend les principes de la maison passive, en y incluant en plus des éléments de productions énergétiques tels qu’une ventilation avec la récupération de chaleur sur l’air vicié, une isolation thermique renforcée, , une captation efficace de l’énergie solaire de façon passive, des fenêtres de haute qualité, la limitation des consommations énergétiques des appareils ménagers, la récupération des eaux pluviales.

La RT2020 prévoit que tous les nouveaux logements construits dès 2020 seront obligatoirement à énergie positive.

Pour satisfaire les exigences de la RT2020, il faut préparer le secteur du bâtiment à la conception de l’énergie positive.
C’est pourquoi l’association Effinergie propose à proposé l’année dernière son label Bepos-Effinergie 2013 qui a pour simple principe de consommer de l’énergie primaire non renouvelable dans le projet que l’on va progressivement diminuer et remplacer par la production d’énergie renouvelable.

Ce label est la base de ce que doivent être les bâtiments à énergie positive et envisage donc un protocole d’élaboration que tous les acteurs du bâtiment partageront dès 2013. Il concerne aussi bien les maisons individuelles ou bâtiments collectifs que les bâtiments communautaires construits en France métropolitaine. Il servira, fondé sur des expériences collectées par l’observatoire de la BBC, à faire évoluer les exigences et préparer aux nouvelles étapes avant que les BEPOS ne se généralisent selon la future 

LA RT 2020 MISE SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Afin d’atteindre les 20 % d’énergie renouvelable d’ici 2020 et de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre, la RT2012 demande l’utilisation d’une énergie renouvelable au minimum entrant en jeu dans la construction des maisons particulières.

Il peut s’agir soit de l’utilisation de capteurs solaires thermiques pour produire de l’eau chaude, soit de poêle ou chaudière à bois, de panneaux photovoltaïques pour produire de l’électricité ou encore d’être raccordé à un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables à au moins 50 %. Un moyen de produire de l’énergie en vue de la RT2020 : le solaire passif. L’énergie est captée par les parties vitrées installées selon l’orientation de la maison.

Ainsi l’énergie solaire est-elle stockée et accumulée pour chauffer l’eau par exemple ou produire de l’électricité. Il existe évidemment un surcoût initial par rapport à une construction traditionnelle mais souvent compensé par des aides fiscales. L’investisseur peut en tirer avantage au bout de 5 grâce aux économies d’énergie réalisées.

Les méthodes de construction à énergie positive sont déjà parfaitement en place en Europe du Nord et en Allemagne mais les projets d’immeubles à vocation tertiaire sont encore rares. On peut optimiser l’usage de l’énergie excédentaire en la partageant directement avec les voisins plutôt que la reverser dans le réseau général, notamment pour la chaleur.

ON PEUT CITER QUELQUES EXEMPLES DE BÂTIMENTS À ÉNERGIE POSITIVE DÉJÀ EN PLACE EN FRANCE
Le Siège du Groupe JF Cesbron à Saint Sylvain d’Anjou qui est doté de 401 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit, en façade sud et en verrière, de deux pompes à chaleur thermodynamiques, d’une ventilation double-flux nocturne. Sa consommation énergétique est même inférieure aux exigences de la RT 2012 avec 34 kWh m²/an, au lieu de 50 kWh m²/an.

Le Green Office12, construit par Bouygues Immobilier possède une surface de 23 300 m2 en bioclimatique à Meudon, est présenté comme le premier grand bâtiment tertiaire à énergie positive en France.Il est doté d’une chaudière à cogénération biomasse et de 4000 m2 de panneaux photovoltaïques.

En ce qui concerne les HLM, des logements sociaux construits à énergie positive ont été commandés par la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP), 1 435 m2 divisés en 17 appartements familiaux, la plupart possédant 4 pièces, sur 6 niveaux à construire dans le 11e arrondissement. Le toit sera intégralement source d’énergie, produisant électricité et chaleur, pour un coût initial de 3 335 000 €.

PROSPECTIVE ET DÉVELOPPEMENT

Un GIE « Enjeu énergie positive » cherche à favoriser la diminution de la consommation en énergie des futurs bâtiments collectifs et à augmenter leur production énergétique au moyen d’énergies renouvelables. C’est Bouygues Immobilier qui est à l’origine de ce projet avec Lexmark, Philips, Schneider Electric, Siemens, Sodexo, Steelcase et Tandberg.

L’École des Ponts ParisTech, Eparmarne du Ministère de l’Écologie et le CSTB sont à l’initiative de la création d’un pôle novateur scientifique de recherche avec une vocation internationale dans le cadre du projet Pôle Ville de l’Université Paris-Est. Le laboratoire de ce pôle sera ouvert à 10 autres organismes spécialisés et laboratoires. L’Ecole nationale des ponts et chaussées a commandé un bâtiment ayant la capacité de surproduire de l’énergie. Son cahier des charges impose une surproduction minimale de 10 %, mais l’architecte a réussi à atteindre les30 % de surproduction d’énergie pour ce bâtiment fini à la fin de l’année 2012. Sur une période d’un siècle, cette surproduction devrait permettre de compenser l’énergie grise qui est consommée par la construction du bâtiment et la production des matériaux.

Un autre enjeu que l’on a identifié est d’associer une domotique à un réseau Smart grid, sorte d’Internet de l’énergie qui sert à orienter l’excédent d’électricité produite vers le besoin le plus proche pour éviter les pertes en ligne ou bien liées au stockage et déstockage. Les voitures électriques peuvent également servir de stockage tampon de la production excédentaire d’électricité. Vers 2010 des outils logiciels apparaissent et des modèles 3D qui permettent de positionner idéalement les panneaux solaires à travers les villes, ils sont également utiles pour prévoir l’ensoleillement des terrasses végétalisées. Un cadastre solaire est ainsi disponible pour tous les parisiens depuis 2 ans.

Un des défis de notre siècle, et avec la volonté d’une construction durable, est de réussir à adapter le bâtiment ancien à une partie des progrès que l’approche « énergie positive » a permis, tout en l’associant au concept de biodiversité positive.

AUTRES INNOVATIONS PRÉVUES DANS LA CONSTRUCTION DES MAISONS PRÉVUES PAR LA RT 2020

Le concept de vitrage chauffant par exemple permet une fonction 2 en 1 avec des fenêtres qui font également radiateurs. Sa capacité d’isolation (seulement 7% de déperdition d’énergie) fait de lui un produit parfaitement adapté aux régions froides. L’autre avantage de ce dispositif tient dans la technologie à infrarouges. Puisque celle-ci ne brasse pas d’air chaud comme le ferait un radiateur à convection, il n’y a aucun déplacement de poussière et cela diminue également le risque d’humidité à l’intérieur de la maison. Les infrarouges sont par ailleurs recommandés par les spécialistes médicaux afin de lutter contre les douleurs articulaires.Le bloc béton en pierre ponce est le parfait matériau à utiliser pour les murs. La roche volcanique est naturellement isolante et respectueuse de l’environnement puisqu’elle est 100% recyclable. Légère, elle accepte également tout type de peinture et papier peint.